La politique selon les banques Mar20

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La politique selon les banques

La politique selon les banques


 

Au commencement, la Banque créa l’argent et la manipulation. La Banque dit : « Que le libéralisme soit ! », et le libéralisme fut. La Banque vit que le libéralisme tuait ; et la Banque sépara le libéralisme d’avec l’humanité. Ainsi, y eut-il un soir et y eut-il un matin : ce fut le premier jour…

 

  • Ripa homini lupus est (la Banque est un loup pour l’homme)

Tout d’abord, il faut distinguer le « capitalisme », qui est un simple système monétaire, un échange d’argent contre un bien ou un service. Et le mot « libéralisme », qui consiste à faire passer l’argent avant les gens.

Les plus grandes banques françaises ne sont pas contrôlées par l’État (Banque de France, CIC, BNP, LCL, Crédit Agricole,..). Au vu de l’importance desdites banques, ce n’est pas l’État qui domine mais bel et bien les banques. Et ces institutions sont prêtes à tout pour satisfaire leurs porte-monnaie.

Car la politique ne peut vivre sans argent, les banques ne peuvent pas mourir car chacun d’entre nous y détient de l’argent. Nous sommes, depuis plusieurs décennies, dans une politique de consommation de masse. On nous convainc que toutes sortes de produits sont indispensables à nos vies alors qu’il n’en est rien. Les hommes veulent faire toujours plus d’argent qui leur est inutile. C’est ce qu’on appelle le libéralisme.

C’est ce libéralisme économique qui conduit les dirigeants des banques à agir dans leur propre intérêt. A devenir des rapaces contre les petites gens. Ils se fichent pas mal de nous, leurs clients. Et pourtant c’est bien nous qui donnons ouvertement notre argent à ces établissements. Là où on se fait avoir, c’est quand ils se permettent de surtaxer certains services, nous ficher et nous faire payer plus que ce qu’il faudrait. Un exemple du « faire de l’argent à tout prix » est quand une personne handicapée vient demander un prêt. Les banquiers refusent aussitôt au prétexte que :

« Nous ne savons pas quand vous allez mourir […] vous ne rentrez pas dans les quotas »

Est-on revenu à l’époque hitlérienne quand les personnes atteintes d’un handicap étaient mises au ban de la société ? Un héritage fasciste persiste toujours avec cette mentalité.

Mais il ne s’agit ici que d’un exemple, parmi d’autres, que se permettent les banques. En effet, nous ne comptons plus combien de fois notre compte a été bloqué pour on ne sait quelle raison, des faux prélèvements, nous faisant signer des contrats aux termes obscurs. Sans oublier les changements de compte pénibles, les fichages à la Banque de France qui limitent considérablement l’indépendance financière…

Allez. Encore un petit exemple qui me semble pertinent : avez-vous déjà porté plainte contre votre banque ? Car là, vous vous attaquez au patron de M’sieur le Président. Une banque fera tout pour éviter un procès avec qui que ce soit, car même si elle est sûre de gagner, car elle aime manipuler le système, elle préfèrera éviter un emballement médiatique qui pourrait ternir son image. Ceci s’est très bien vu dans l’affaire de Jérôme Kerviel. Non seulement l’enquêtrice en charge du dossier s’est sentie manipulée, mais en plus la Société Générale aurait fait pression sur la justice pour annuler je ne sais combien de témoignages ? Et pour aller plus loin, combien la SG en a-t-elle créé, de faux témoignages ? Mais ça, bien évidement, personne ne veut le dénoncer. Pour couronner le tout, cette banque a pris le cas de Kerviel, qui a fait perdre plusieurs milliards, pour cacher d’autres milliards qu’elle aurait perdu malencontreusement. Ça me rappelle un peu le cas du Parlement qui veut voter une loi importante au lendemain des attaques terroristes…

Toujours l’affaire Kerviel, (très bon exemple pour illustrer nos propos), on voit une fois de plus dans ce journal EWING DIRECTIVE que l’argent contrôle les médias. L’argent, donc indirectement les politiques (voir notre article sur le Canard Enchaîné). Le jour où la Société Générale rendit publiques les pertes générées par le trader, les médias ont tout de suite « tué » médiatiquement ce dernier sans trop chercher les explications dans un premier temps. Ce n’est que par la suite que la réflexion des journalistes se mit en marche.

Liberté d’expression ? Oui, dans les écoles de journalisme. Dans le monde du travail ce n’est pas la même. En fait, les journalistes sont comme les politiques :

« cinq ans de droit, le reste de travers », disait Coluche.

Voyez qu’il n’y a que l’argent pour eux et que jamais ils n’en auront assez. Ils descendent tous ceux qu’ils peuvent, manipulent tout le monde pour satisfaire la gueule béante de la Banque. Le libéralisme, un vrai trou à rat, fallacieuse invention du patronat.

 

  • Vous ne reverrez jamais vos billets

Si tous les clients d’une banque retiraient leur argent en même temps, se produirait un krach boursier comme ce fut le cas en 1929, (qui a favorisé la montée du nazisme), ou plus récemment dans les années 2010 (trois en cinq ans).

Cent personnes placent 20 € sur leur compte. La banque engrangera donc la somme de 2 000 €. Pour vous, ce sont des billets, mais ils sont convertis en chiffres, autant de choses immatérielles. Ces cent personnes verront tous « +20 € » sur leur relevé. Mais la banque va utiliser cet argent pour ses propres intérêts.

Demain, si une ou deux personnes retirent 10 €, la banque ne le sentira pas. Mais ces 2 000 € auront entre temps disparu de la circulation et vous avez reçu des intérêts sur ces 20 €. Donc, tout le monde a maintenant 22 €. Ce ne sont que des chiffres sur un ordinateur et non de vraies coupures. Ces cent personnes qui veulent retirer ces 2 200 € ne pourront jamais les reprendre car il manquera 200 € en VRAIS billets. Ce groupe de personne se fera arnaquer et la banque aura coulé.

C’est un peu ce qu’a proposé le footballeur Éric Cantona en décembre 2010. Cet appel à la panique bancaire devait réunir au moins vingt millions de personnes qui retirent simultanément leur argent. Malheureusement, seulement 36 000 personnes se sont prêtées à l’opération. Même les politiques, qui ont toujours peur des banques a priori, ont soutenu sa démarche tout en nuançant sans modération. Pour montrer leur soutien mais sans se salir les mains. En même temps quand un politicien se salit les mains, c’est toujours contre le peuple, pas en sa faveur. L’initiative prise il y a un peu moins de sept ans créa un tel engouement médiatique que même des penseurs internationaux se sont penchés sur le projet. Certains trouvèrent ceci intéressant, d’autres non. Preuve que ce projet peut être une arme. Utilisée à bon escient, elle peut s’avérer redoutable.

 

  • Des solutions possibles ?

Il est clair que les banques arnaquent les populations et leurs gouvernements. Ce ne sont pas les politiciens qui font de la politique mais de grands banquiers. Quand vous élisez un nouveau président, deux politiques se font. Une de forme, qui consiste à montrer aux gens que les politiques font évoluer les choses. L’autre de fond. Celle-ci, personne ne la voit. Ce sont des lois économiques consistant à manipuler le peuple et favoriser les banques. La réforme des 35 heures est pour montrer que les politiciens ne font pas rien. Le fait de ne pas avoir le droit de disposer de plus d’une certaine somme en dehors de son compte bancaire est une politique de fond pour garder le plus de billets au chaud.

Pour que les politiciens reprennent leur légitimité, il faudrait que les banques soient contrôlées par l’État. Les chantages économiques cesseront alors. Voici ce que disait Napoléon à ce sujet :

« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain. »

 

Montrez aux banques que l’humain est plus fort que l’argent. Reprenez vos droits : retirez votre argent. Certes ne fructifiera-t-il pas chez vous, mais vous connaîtrez sa vraie valeur. Vous redeviendrez votre propre maître et ne serez plus jamais à la botte du diable. Capitalisme ne doit pas rimer avec libéralisme, et vous seul pouvez le montrer. Soyez plus fort que vos « soi-disant » dirigeants, et laissons les politiciens à la tête des États, sans pression financière.