Pour les flics, les noirs ne sont que des singes Mai30

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Pour les flics, les noirs ne sont que des singes

 

Pour les flics, les noirs ne sont que des singes


 

Prendre la défense d’une personne noire est interdit en France. En insulter une va bientôt tomber dans le domaine légal si l’on en croit l’histoire qui suit. La Police, tels les chiens d’Hitler, tente de cacher cette vérité en assouvissant des pulsions racistes et dominatrices. Plutôt que de faire régner la justice, elle crache sur tout un peuple. J’ai alors une petite question : qu’en est-il des flics noirs ? Sont-ils lynchés en place publique ? Les policiers sont les hommes les plus méprisables et intolérants que nous pouvons connaître. Il n’y a qu’à voir les affaires depuis le début de cette année…

 

  • Le blanc est supérieur au bamboula

Il est aux environs de 13 H 45 à la gare de l’Est. Mason Ewing, aveugle mais surtout noir et Bastien Villette un ami qui l’accompagne vont demander des billets demi-tarifs au guichet. A celui de gauche, un homme blanc d’une cinquantaine d’année, cheveux gris, y est présent. D’abord, refus de vendre un ticket à tarif réduit pour le handicap de Mason. Ce dernier se voit contraint d’acheter un plein tarif. Même s’il ne voit pas, il débourse autant qu’un valide. A priori, cet agent ne connait pas très bien son travail. Bref, passons cet enfantillage. Ce raciste refuse de servir un humain à cause de sa couleur de peau. Ah mais oui, suis-je bête ! Dans le passé, la SNCF collaborait avec les nazis. Eux-mêmes étaient nazis et l’héritage perdure encore dans la mentalité de certains employés. Héritage de grand-père ?

Les choses se gâtent lorsque Mason s’indigne. Le facho refuse alors la carte bancaire et dit droit dans les yeux de Mason : « Si vous n’êtes pas content, retournez dans votre pays ». Voici la phrase la plus honteuse et pourtant si banale dans la bouche des Français. Et pourtant, Mason est un citoyen français comme tous les autres, avec ses papiers, ses factures,… C’est alors que Mason et Bastien protestent de vive voix. Même si Mason l’insulte avec insistance, c’est amplement mérité.

Pour finir, le vaurien ferme le rideau comme pour couper la conversation. Il sait dire que les noirs ne sont pas les bienvenus en France mais il n’a plus les mots pour argumenter. Choqués, le non-voyant et son ami repartent en direction des voies. Même si on sait qu’Hitler est mort, ses idées persistent toujours dans la tête de beaucoup de blancs français.

 

  • La Gestapo en force

A 16 H 10, Milan, le frère de Mason, vient prendre des photos du guichet où l’on a rappelé à Mason son passé d’esclave. Ceci, dans le but de les envoyer au juge pour situer le lieu exact. Un agent SNCF déboule et, se croyant tout permis, frape Milan aux mains qui tenaient le téléphone. Frustré, il voulut cracher au sol mais elle reçut tout sur sa tête. Une courte dispute s’est ensuivie et un agent de la sécurité  est intervenu pour tenir les mains du jeune homme, de peur qu’il ne frappe sa collègue. Vinrent ensuite les militaires qui posèrent quelques questions à Milan et pour combler la parade, les policiers ont emmené Milan en cellule dans la gare – pour un crachat -.

C’est alors que la Police va le trimbaler dans tout le sud-est de Paris, de gare en gare. Après avoir été  mis en cellule à la gare de l’Est, il est transféré au commissariat de la gare du Nord. Là, il vit le racisme et la cruauté humaine à l’état brut. Il explique :

«Il y avait une femme noire dans le même couloir que moi. Deux heures durant elle a supplié les policiers de pouvoir d’aller aux toilettes. Pendant tout ce temps, ils n’ont fait que rigoler et des blagues sur elle. Elle a été obligée de se mettre à genoux pour qu’un policier l’emmène aux toilettes ».

De plus, cette dame avait les poignets en sang à cause des menottes. En effet, les bleus les avaient serrées tellement fort que cette pauvre femme avait plein de taches de sang sur les poignets. D’abord la SNCF et ensuite la Police. Décidément le racisme est partout dans les institutions françaises. Voilà comment même les policiers noirs traitent leurs semblables. Car ces policiers ne sont pas tous blancs et beaucoup cautionnent ce genre d’agissement dignes de Klaus Barbie. La police actuelle ne tire pas ses origines de l‘après-guerre mais de la Gestapo et de la SS.

Protégé par sa couleur de peau blanche, ce jeune homme a eu le droit de ne pas être maltraité par la police. Parce que s’il avait été noir, il aurait subi beaucoup de « débordements de flic » (comme ils aiment tant le définir).

Lorsqu’il avait été interrogé, Milan n’avait pas sa version des faits à donner et on ne lui laissa que quelques minutes pour s’expliquer avant que les policiers ne l’arrêtent pour passer à autre chose.

« Il n’a pas été dit qu’elle m’a brusqué, seulement que je lui ai craché dessus. La police a entendu ce qu’elle voulait bien. Je n’ai même pas signé de déposition, rien ».

Et quand il dit que Mason a subi du racisme, là, personne ne l’a cru. Au contraire, la police et le personnel de la SNCF disent que ça ne s’est jamais passé. De toute manière, quand un blanc est raciste, il le nie et ne sait pas avouer ses actes.

Ce qu’ont surtout oublié cette volaille en pleine basse-cour, c’est que Milan n’a rien fait de provoquant. Pour éviter que tout dégénère, il a même ignoré l’agent de la SNCF. Cette dame, comme la police et son collègue raciste (et je ne sais quoi d’autre encore), ont montré le vrai visage de 34 % des Français qui ont voté pour le Pen il y a quelques jours. Des Français racistes, rongés à la moelle.

Pour faire valoir ses droits et qu’il ait enfin une chance d’être entendu par la police, il voulut porter plainte. Mais, à la gare de Lyon, on lui dit qu’ils sont overbookés. En fait, ils voulaient surtout protéger leur concitoyenne blanche. En plus, à la gare de Lyon, ils n’étaient pas du tout sous une tonne de paperasse car les poulets discutaient, jacassaient ensemble. Pourquoi feraient-ils leur travail alors qu’ils sont en train de rigoler ? Mais voyons, il n’y a aucun sens ! Voilà comment sont dépensés les deniers publics : en payant des policiers à ne rien faire d’autre qu’à mal faire leur travail en suivant les prérogatives Le Pen.

Au poste de la gare de l’Est on lui dit même que ça ne sert à rien de porter plainte, car il le ferait contre X. En effet, ils ne donneront pas le nom de l’agent SNCF malgré qu’eux-mêmes le sachent.

 

  • Voici la liste des lois violées par la police :

    • Article 15-3 du Code de Procédure Pénale : « La police judiciaire est tenue de recevoir les plaintes déposées par les victimes d’infractions à la loi pénale »

    • Article 2 du Code Déontologique de la Police Nationale : « La police nationale s’acquitte de ses missions dans le respect de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois. »
    • Article 7 du même code : « …le fonctionnaire de police se comporte envers celui-ci (le suspect) d’une manière exemplaire. Il a le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leurs origines… »

 

La France est très raciste et est un des pays les plus experts en la matière. Casser du noir, tel le disait le borgne, est main courante chez les ripoux et quelques agents de la SNCF. Espérons maintenant que le juge qui entendra prochainement Milan sera intelligent et mentalement évolué pour comprendre que défendre une personne noire est légitime, et qu’un raciste n’a sa place qu’en prison ou avec une lourde amende comme dans d’autres pays comme le Canada.